Rusolut eMMC-NAND Reconstructor
Le module de Rusolut qui lit la mémoire NAND cachée sous le contrôleur d’une puce eMMC, même endommagée ou remise à zéro

Le téléphone a été remis à zéro, ou sa puce eMMC ne répond plus : sous le contrôleur, la mémoire NAND garde encore des données.
L’eMMC-NAND Reconstructor de Rusolut lit directement cette mémoire NAND par les pastilles de la puce, sans passer par son contrôleur, avec le lecteur du Rusolut VNR.
Description
Les puces eMMC équipent les téléphones et les tablettes, mais aussi les drones, les véhicules, les montres connectées, les dictaphones, les boîtiers multimédias et les objets connectés. Une eMMC réunit dans un même boîtier un contrôleur et une mémoire NAND : lue de façon classique, par ISP ou puce dessoudée, elle ne livre que ce que son contrôleur veut bien montrer.
L’eMMC-NAND Reconstructor passe sous le contrôleur. Il lit la mémoire NAND par les pastilles techniques de la puce, puis reconstitue l’image logique en refaisant le travail du contrôleur : correction d’erreurs, désembrouillage et remise en ordre des blocs. Il atteint ainsi les blocs obsolètes que le contrôleur n’a pas encore effacés, les données d’une puce remise à zéro et celles d’une puce dont le contrôleur est mort.
Le module s’ajoute au kit essentiel du Rusolut VNR, dont il emploie le lecteur et le logiciel. Rusolut le destine d’abord aux forces de l’ordre et à l’investigation des téléphones.
Pour les véhicules, Rusolut propose le Rusolut VDR, qui extrait et analyse les données des systèmes d’infodivertissement et des modules télématiques.
Caractéristiques
ACCÈS
Interface NAND de la puce eMMC, par ses pastilles techniques, sans passer par le contrôleur.
PUCES
eMMC et eMCP Samsung, SK Hynix, Toshiba et SanDisk en boîtiers BGA153/169, BGA162 et BGA221 ; d’autres puces aux mêmes pastilles, à confirmer avec le support Rusolut.
ADAPTATEURS
Samsung BGA169 n° 1 à 5, Toshiba BGA169 n° 1 et 2, SanDisk BGA169 n° 1, SK Hynix BGA169 n° 1, Samsung et SK Hynix BGA162 n° 1, Samsung et SK Hynix BGA221 n° 1.
BUS NAND
Un ou deux bus de 8 bits selon la puce.
LECTEUR
Celui du Rusolut VNR : le module exige son kit essentiel.
LOGICIEL
Reconstruction automatique ou semi-automatique, base de solutions synchronisée en ligne, lecture intégrée, carte ECC, relectures en plusieurs passes et journal de la correction.
LICENCE
Perpétuelle, liée au numéro de série du lecteur VNR. Le logiciel ne fonctionne qu’avec le lecteur et les adaptateurs eMMC-NAND de Rusolut.
FORMULES
De base : le logiciel et un adaptateur au choix. Complète : le logiciel et tous les adaptateurs. Les adaptateurs s’ajoutent ensuite à l’unité.
SUPPORT
Un an de support Priority compris : mises à jour du logiciel et de la base, conseil et assistance à distance sur les affaires eMMC-NAND.
GARANTIE
Un an sur les adaptateurs, prolongée d’un an à chaque renouvellement du support.
CONCEPTION
Rusolut, à Varsovie, en Pologne.
Sous le contrôleur, la mémoire NAND
Un contrôleur et une mémoire

Dans une eMMC, le contrôleur reçoit les commandes du téléphone, écrit dans la mémoire NAND, corrige ses erreurs, brouille les données et décide de l’emplacement de chaque bloc. Les blocs remplacés ou usés lui restent cachés, et rien ne sort de la puce sans passer par lui.
La mémoire NAND, elle, est reliée à des pastilles techniques sous le boîtier, qui servent au fabricant pour ses essais. C’est par elles que l’eMMC-NAND Reconstructor la lit.
Trois niveaux d’extraction
- Extraction logique, téléphone relié par câble : les données que le système veut bien livrer ;
- Extraction physique de l’eMMC, par ISP sur la carte ou puce dessoudée : l’image que présente le contrôleur ;
- Accès eMMC-NAND : l’image physique de la mémoire elle-même, blocs cachés compris.
Rusolut estime que la lecture par l’interface eMMC rend 95 à 97 % des données de la mémoire, et la lecture par l’interface NAND la totalité.
Les eMMC endommagées
Quand la puce ne répond plus

Eau, chaleur, choc, pistes ou pastilles arrachées, fils de liaison rompus à l’intérieur du boîtier, ou fausse manœuvre pendant une récupération : le contrôleur cesse de répondre, ou répond mal. La puce n’est plus reconnue sur un adaptateur eMMC, annonce une capacité incohérente, ne livre que ses 32 à 64 premiers Mo ou ne rend que des données illisibles.
La mémoire NAND, elle, est souvent intacte.
Le cas du court-circuit

Selon Rusolut, huit à neuf pannes sur dix ne s’accompagnent d’aucun court-circuit : micrologiciel corrompu, contrôleur surchauffé ou fil de liaison rompu, et l’adaptateur lit la mémoire directement. Quand le contrôleur est en court-circuit, il faut d’abord l’isoler de la mémoire, voire se raccorder à une couche interne du circuit de la puce.
Les blocs effacés et la remise à zéro
Les blocs que le contrôleur garde
Une mémoire NAND n’écrit pas par-dessus une donnée : elle écrit la nouvelle version ailleurs et laisse l’ancienne en place, jusqu’à ce que le contrôleur efface le bloc pour le réutiliser, ce qui peut prendre du temps. Ces blocs obsolètes sont invisibles par l’interface eMMC, mais lisibles par l’interface NAND.
Un fragment d’un bloc obsolète va d’une page à un bloc entier, soit de quelques kilo-octets à quelques méga-octets : assez pour des SMS, des messages de discussion, des positions GPS, des e-mails, des contacts, des journaux ou des vignettes, que le logiciel retrouve par recherche d’enregistrements SQLite.
Après un effacement

Rusolut a effacé entièrement une eMMC puis lu sa mémoire NAND : après un premier cycle d’effacement, environ 5 % des blocs ne l’avaient pas été, et encore 1 % après un second. Des SMS y ont été retrouvés. Une remise à zéro d’usine efface rarement tous les blocs obsolètes.
Plus de messages par la NAND

Sur dix téléphones d’un même modèle, Rusolut a retrouvé plus de SMS par la mémoire NAND que par l’eMMC sur six d’entre eux, jusqu’à plus du double. Sur les quatre autres, des erreurs de lecture que le contrôleur aurait corrigées en ont fait perdre : les deux lectures se complètent.
Les adaptateurs eMMC-NAND
Chaque famille de puces expose ses pastilles NAND à un emplacement différent. Rusolut a relevé leur brochage, par radiographie, par décapage des couches du circuit et à l’analyseur logique, et conçu un adaptateur pour chacune.



Un adaptateur par brochage

La puce dessoudée se pose dans le support, dont les pointes touchent ses pastilles NAND ; la carte s’enfiche sur le lecteur VNR. Le retrait de la puce se fait sur une machine de chip-off comme le PDR Chipmate.
- Samsung BGA169 n° 1, 2, 4 et 5
- Toshiba BGA169 n° 2 et Samsung BGA169 n° 3
- Toshiba BGA169 n° 1
- SanDisk BGA169 n° 1
- SK Hynix BGA169 n° 1
- SK Hynix BGA162 n° 1 et Samsung BGA162 n° 1
- Samsung et SK Hynix BGA221 n° 1
De base ou complet

La formule de base comprend le logiciel et un adaptateur au choix, la formule complète tous les adaptateurs. Rusolut publie, pour chacun, les références de puces prises en charge ; d’autres puces aux mêmes pastilles passent souvent, après confirmation par son support.
De la puce à l’image logique
Reconnaître la puce

Le logiciel présente les puces connues en photo, côté pastilles, filtrées par fabricant, modèle ou adaptateur : la référence gravée sur le boîtier ou la disposition des pastilles suffit à retrouver la bonne.
Monter l’adaptateur

Il indique ensuite la carte, le cadre et le support à assembler pour cette puce, en photo, avant la lecture.
Lire et corriger

Depuis la version 11, une carte ECC montre l’état de la mémoire et les chances de récupération. Le nombre de relectures se règle, les mémoires récentes en demandant souvent cinq ou plus, et un journal retrace la correction, pour l’analyse comme pour la validation.
Reconstruire l’image logique

La reconstruction se fait dans l’espace de travail du Rusolut VNR, automatiquement quand la base de solutions connaît la puce, synchronisée en ligne, ou pas à pas sinon. L’image obtenue s’explore et s’analyse comme toute image logique.